| Communiqué de presse | Mai 2002 |
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1. Halloween 2001 a
eu lieu dans un contexte bien particulier. Au niveau du déroulement économique de l'année 2001, les sommets d'activité atteints fin 2000 ont laissé place à un rythme plus faible de croissance qui a provoqué une reprise lente et continue du chômage à partir de février - mars 2001. Aussi, vers mai - juin les entreprises ont ralenti les achats donc les distributeurs ont commandé moins de produits pour Halloween bien que les indicateurs de programmation de fêtes d'Halloween étaient au moins comparables à ceux des années précédentes. Les attentats tragiques du 11 septembre 2001, attribués à Ben Laden et son organisation Al-Qaida, ont accéléré le ralentissement économique mondial : arrêt brutal des voyages aériens de tourisme et d'affaires, crainte d'autres attentats qui ont vidé les centres commerciaux, arrêt de nombreuses manifestations économiques, sportives ou tout simplement festives. La chasse et la destruction des bases terroristes de Ben Laden en Afghanistan ont fait craindre un élargissement du conflit. Enfin les " attaques " par le bacille du charbon (appelé " anthrax ") en octobre ont contribué à un mouvement de panique général lié à une possible et mystérieuse guerre bactériologique. On peut ajouter que les médias croyaient savoir que des attentats étaient probables aux Etats-Unis à l'occasion de Halloween et du marathon de New York (premier dimanche de novembre) et contribuaient ainsi à ce que les gens ne sortent pas de chez eux pour Halloween ... Le soupçon de bases de réseaux terroristes liées à Al-Qaida en Europe (la mise au jour ne vint que plus tard) faisait supposer que l'Europe pouvait être aussi la cible de tels attentats ! Aux Etats-Unis pour Halloween, un sondage Gallup
pour USA Today et CNN indiquait que 63% de la population fêteraient
Halloween en 2001 contre 65% en 2000 : la baisse probable de participants
est donc relativement faible. [Ce chiffre de 63% est à comparer
aux 31% de familles françaises qui fêtent Halloween - Groupe
J/TMO novembre 1999 qui lui est élevé pour un pays connaissant
Halloween depuis 2 ou 3 ans]. Considérant en fait que Halloween
était avant tout une fête de générosité
et de chaleur humaine, Halloween ne fut pas interdit. A New York, le thème
du défilé fut le Phénix, l'oiseau qui renaît
de ses cendres
Pour faire face à la crainte de l'anthrax,
il a été recommandé de ne distribuer que des bonbons
à emballage scellé et ne les accepter que de gens que l'on
connaît. Il faut noter que les ventes ne se sont pas effondrées
en octobre 2001 : Wal-Mart a indiqué une progression de son chiffre
d'affaire de 6,7% à périmètre constant. En France, les grands acteurs de communication notoirement américains que sont Mc Donald's, Coca Cola, Disneyland Paris on sensiblement baissé leur niveau de communication pendant cette période, comme d'ailleurs l'ensemble des annonceurs. Signe des temps, la " Halloween Techno Party 3 " qui remplit le Zénith a été annulée " pour des raisons de sécurité ". Si la communication publicitaire a été moins " voyante ", la promotion de produits pour la fête d'Halloween n'en n'a pas moins été très dense. Nestlé avec Smarties, le groupe Mars (Snickers, Mars, Twix), la marque " Halloween " d'Optos-Opus notamment en confiserie ont été les 3 acteurs majeurs. D'autres marques très variées ont été présentes comme Chupa Chups, Orangina Rouge, les Trouillardises de Cadbury, BN, Babybel, Kinder Surprise, les bâtons de surimi Coraya, les salades Martinet, Carambar, Kréma, etc. qui ont fait des promotions à l'occasion de la fête d'Halloween. Même La Poste a mis en vente un timbre à l'effigie de Halloween illustré d'une citrouille au sourire phosphorescent ! Les promotions prévues pour Halloween 2002 laissent à penser que le marché d'Halloween - le " business d'Halloween " - connaît une réalité économique certaine et significative pour les commerçants. Quant aux potirons, la Collective des fruits et légumes note en 3 ans une augmentation de 20% des surfaces - surtout en Poitou - et de 38,7% de la production ! Sur le marché français, le lancement du film "Harry Potter" programmé pour décembre 2001, commençait à l'occasion de Halloween par le développement du merchandising du film, c'est à dire la vente de produits à la marque " Harry Potter " : biscuits, friandises, déguisements, décoration, jeux, etc. Pour cette promotion très dense certaines enseignes de commerce comme Toys'R'Us ont partagé l'espace consacré à Halloween avec les produits " Harry Potter ". La donnée économique " Harry Potter " ne permet pas de mesurer le marché des déguisements et décorations d'Halloween de 2001. Jamais depuis 1997, année de la connaissance grand public de Halloween en France notamment par l'opération " Olaween " de France Télécom et la vente du Samain chez 1000 boulangers-pâtissiers, ou plus précisément depuis la " Guerre du Golfe " de début 1991, l'époque n'avait été jugée aussi morose par les consommateurs. Diminution par les commerçants des achats de produits spécifiques pour Halloween, baisse brutale des investissements de publicité, mise en place du merchandising " Harry Potter " ont contribué à baisser la perception de Halloween. Les médias eux-mêmes en ont moins parlé. Halloween moins visible, mais Halloween fêté comme les années précédentes. Les communes ont maintenu leurs défilés,
les boites de nuit, bars et restaurants se sont félicités
de leur activité, les commerces ont connu une pointe d'activité
significative sur les rayons alimentaires plus que sur les déguisements
- décoration. De toute évidence, Halloween en quelques années
est entré dans le calendrier des fêtes commerciales comme
la saint Valentin et la saint Patrick. Rarement dans les temps contemporains, une fête a déclenché autant de passion sauf peut-être l'installation du Père Noël dans l'immédiat après-guerre. Les opposants à Halloween se retrouvent en 3 familles
principales et leurs opinions ont évolué :
D'autres refusent Halloween comme ils refusent les fêtes à date fixe comme Noël, la fête des Mères ou la saint Valentin, ou tout panurgisme (la Coupe du Monde de football ou le Tour de France parce que c'est populaire). En 2001, Halloween est très majoritairement
acceptée et ne suscite presque plus de commentaires. Dans le contexte du 11 septembre et dans cette
réflexion entre Halloween et la mort, Bernard Crettaz, président
de la Société d'études thanatologiques, cité
par " Le Temps " (30 octobre 2001) dit " ce qui me frappe
actuellement, c'est que cette cascade d'événements tragiques
induit peu de réflexion sur la mort ". Il avait dit auparavant,
répondant sur l'accompagnement de fin de vie, le séisme
du sida, les nouveaux rituels de la mort (crémation plus commune)
: " je ne pense pas que Halloween est une expression de cette mode
de la mort ". On est loin des propos d'un maître de conférence de l'université ayant colonnes ouvertes dans " Le Monde " (27 octobre 2000) qui attribuait à Halloween les mots " satanisme pires sectes paganisme gothique rituel d'exorcisme barbare consommation de la terreur Halloween a valeur d'exorcisme ". L'auteur écrivait " Halloween confirme que la mondialisation est une américanisation : imaginez-vous les petits Blanchard et les jeunes Dupont fêtant le nouvel an chinois et croquant des loukoums dans les salles obscures ? ". A l'aune du premier tour de l'élection présidentielle française, ces propos laissent songeur Halloween 2002 est supposé être une
fête comme les Halloween précédents. Bien entendu,
rien ne laisser supposer en mai 2001 que des attentats comme ceux du 11
septembre puissent exister. Aujourd'hui, en mai 2002, on ne peut que souhaiter
que rien de tel ne se répète. En tout état de cause,
Halloween est semble-t-il définitivement entré dans le calendrier
des fêtes.
Halloween a apporté : |